Coaching, thérapie, consulting, RH : quelles sont les différences et comment savoir vers qui se tourner ?

Bonjour à tous. Voici mon premier article, et quel premier sujet essentiel ! J’ai en effet choisi de répondre à la question qui revient le plus souvent lorsque je parle de mon métier.

 

Ce premier article pose les bases. Parce qu’avant d’accompagner, il faut clarifier ; et avant d’avancer, il faut savoir où se tourner ! Un coach, un psychologue, un consultant, les ressources humaines ? Au regard des tendances actuelles, cette question n’a rien d’anecdotique.

 

Le gouvernement français a désigné la santé mentale comme grande cause nationale 2025, rappelant l’ampleur du phénomène. Selon ADP, 61 % des salariés ressentent du stress au travail chaque semaine, et une étude Empreinte Humaine de 2025 indique que 45 % des employés se déclarent en détresse psychologique. L’IPSOS confirme que près d’un quart des actifs jugent leur santé mentale mauvaise, et l’Agence européenne EU-OSHA observe que 27 % des travailleurs européens associent leur travail à du stress, de l’anxiété ou de la dépression !!

 

Ces chiffres montrent une chose simple : beaucoup avancent aujourd’hui avec un mental chargé, un équilibre fragile et peu de place pour respirer. Dans la vie personnelle comme professionnelle, cela se ressent. Et au travail, on ne peut pas être réellement performant lorsque l’équilibre n’est pas bon. D’où l’importance de savoir vers qui se tourner. Thérapie, coaching, consulting, ressources humaines : chaque approche répond à un besoin différent. Et choisir la bonne peut changer la suite. 

Coaching, thérapie, consulting, RH : quelles sont les différences et comment savoir vers qui se tourner ?

La thérapie : des professionnels de la santé psychique

 

La thérapie s’appuie sur un cadre clinique et scientifique solide, elle est pratiquée par des professionnels de la santé mentale : psychologues, psychiatres, psychothérapeutes dûment formés et reconnus. On y va lorsque quelque chose fait mal, lorsque le passé continue d’envahir le présent, lorsque l’angoisse, la tristesse ou le vide prennent trop de place.


Elle restaure, stabilise, réunit ce qui a été fracturé. Sa finalité est thérapeutique.

 

D’ailleurs, un coach sérieux ne s’improvise pas thérapeute.

Quand j’identifie qu’une personne a besoin d’un travail de soin (dépression, traumas non traités, symptômes importants), je ne “pousse” pas le coaching : j’oriente vers un professionnel compétent. C’est une question d’éthique et de sécurité.

Le consulting : l’expertise appliquée à la structure, pas à l’émotion

 

Si vous ne le savez pas encore, je suis une ancienne Consultante Senior. J’ai été consultante en Marketing Digital pour deux sociétés en Californie, puis dans un Big Four en M&A (Mergers & Acquisitions = Fusions et Acquisitions — Finance) et BI (Business  Intelligence).

 

Selon moi, le coaching est différent du consulting. Le consulting fonctionne souvent par mission : on définit une question, un périmètre, et en découle un livrable. Le consultant intervient, analyse, produit un diagnostic et des recommandations.

 

Le consultant regarde la situation « de l’extérieur » : cela peut être améliorer les processus décisionnels et opérationnels d'une entreprise, accompagner dans un changement d’ERP, évaluer une société, cibler des potentiels acquéreurs… Et je vous parle de mon expérience. J’ai adoré toutes ces missions et j’ai encore plus adoré aller à la rencontre du dirigeant.

 

Mais cela ne me convenait pas assez. L’objet n’était pas l’état intérieur de la personne mais la qualité des décisions et des systèmes dans lesquels elle évolue. On sollicite le consultant lorsqu’il faut décider, arbitrer, structurer, redéfinir un cadre. L’enjeu est stratégique. L’approche est analytique. Le résultat est opérationnel. J’adore ça, mais je voulais lier l’humain à tout ça. Car derrière un business, il y a de l’humain.

 

Si je ne suis pas assez claire, voici une métaphore, que je trouve assez parlante ; imaginons une montagne à traverser. Le consultant étudie la carte, lit la topographie, choisit le passage le plus sûr et trace l’itinéraire. Le coach, lui, marche à vos côtés. Il regarde votre souffle, votre rythme, votre fatigue. Il vous aide à tenir l’effort, à ajuster la cadence, à continuer lorsque l’altitude se fait sentir.

 

Le consultant éclaire le chemin. Le coach éclaire le marcheur.

 

Ce sont deux rôles distincts, chacun indispensable selon le besoin du moment.

 

J’ai été Consultante, et je suis désormais Coach.

J’accompagne les professionnels comme les particuliers.

Le coaching : un travail sur la clarté intérieure et la trajectoire

 

Le coaching part de ce que la personne vit aujourd’hui : la manière dont elle pense, se parle, réagit, décide, s’épuise parfois. Le passé peut être évoqué, mais seulement dans la mesure où il influence le présent. Le cœur du travail est là :

  • clarifier ce qui se passe,
  • trier ce qui relève des faits, des peurs, des attentes,
  • identifier comment la surcharge mentale se construit,
  • remettre du recul,
  • réaligner les décisions.

Mon travail touche l’humain, mais il a des effets directs sur le professionnel. Quand l’intérieur s’apaise, les décisions deviennent plus stables, la performance remonte, l’efficacité aussi.

On cesse de subir, et on recommence à piloter.

 

Le coaching, c’est apprendre à mieux se gérer pour mieux avancer ; au travail comme dans sa vie.

Le travail se fait en conversation guidée, avec des temps d’exploration et des temps de mise en action. L’idée n’est pas de « tenir » un peu plus longtemps, mais de revoir la manière d’avancer pour que cela devienne durable. 

 

Le coaching intervient donc différemment. Il ne s’adresse pas à la pathologie mais à la complexité humaine du quotidien. L’approche que je développe repose sur la psychologie positive (Harvard Medical School), la méthode WOOP (Yale), la science du bien-être appliquée, et ma propre expérience (France, USA, grands groupes, expatriation).

 

Le coaching ne donne pas la réponse : il rend la personne capable de la construire et de la tenir.

Et les Ressources Humaines ?

 

J’ai choisi d’intégrer également les Ressources Humaines, car beaucoup, particulièrement en France, les associent encore au coaching. Ce sont pourtant deux fonctions très différentes.

 

Les RH représentent un quatrième espace, souvent méconnu ou mal identifié. Leur rôle n’est ni thérapeutique, ni centré sur l’introspection, ni sur la trajectoire personnelle au sens individuel. Ils structurent l’organisation du travail : contrats, politiques internes, cadre légal, évolution des carrières, dialogue social. Leur mission est institutionnelle. Ils veillent à la stabilité et au fonctionnement global de l’entreprise.

 

Ainsi, quatre métiers existent, mais aucun n’agit au même endroit.

La thérapie traite la souffrance.

Le consulting structure et oriente.

Le coaching renforce la clarté et la capacité d’avancer.

Les RH régulent l’environnement collectif.

Peut-on combiner ces approches ?

 

Oui, et c’est même parfois très pertinent.

 

Il ne faut pas opposer ni mettre en concurrence thérapie, consulting, coaching et RH. Dans la réalité, ces métiers ne se concurrencent pas : ils s’articulent.

 

Il arrive qu’une personne ait besoin d’explorer son passé avant de pouvoir avancer. Il arrive qu’un projet demande d’abord une vision stratégique, puis un travail intérieur pour la porter sereinement.

Une seule porte n’a jamais réponse à tout.

 

Vous l’aurez compris, ces approches peuvent se succéder, se compléter ou se croiser.

Une thérapie peut apaiser ce qui faisait souffrir, et un coaching peut ensuite aider à retrouver un mouvement, un souffle, une manière plus juste de se positionner.

Une entreprise peut faire appel à un consultant pour revoir une organisation, puis à un coach pour accompagner les humains qui devront la vivre.

Les RH peuvent identifier un épuisement ou une perte de sens, et ouvrir un espace de dialogue qui mène vers un accompagnement extérieur.

 

C’est pour cela que je considère la collaboration comme une force, pas une menace.

Personne n’avance avec un seul outil.

L’important est d’utiliser le bon au bon moment.

Et maintenant ?

Si cet article vous a permis d’y voir un peu plus clair, vous pouvez prolonger la réflexion.

 

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